Perspectives sectorielles: Consumer Discretionary les craintes d’un ralentissement marqué de l’économie mondiale pèsent sur ce secteur.

Le secteur « Consumer Discretionary » (biens de consommation discrétionnaire) reprend des sociétés aux profils très divers qui sont reparties dans plusieurs sous-secteurs :

  • Automobiles & Components : ce sous-secteur reprend les producteurs d’accessoires et pièces détachées pour les voitures et les motos, les fabricants de pneus et caoutchouc ainsi que bien évidemment les constructeurs automobiles et de motocycles.

  • Consumer Durables : ce sous-secteur se subdivise également en plusieurs catégories. Dans l’ensemble il regroupe les fabricants de matériel électronique grand public (TV, magnétoscope, matériel hi-fi, etc.), d’ameublement, d’articles ménagers et divers durables (couverts, verres, vaisselles, etc.), de produits de loisirs et de jouets, de matériel photographique, d’habillement, accessoires et produits de luxe, de chaussures, de textiles ainsi que les sociétés actives dans la construction résidentielle (maisons, maisons préfabriquées, résidences mobiles), les producteurs d’appareils électroménagers (y compris les outils de jardinage).

  • Consumer Services : par là nous entendons les sociétés actives dans les segments suivants : casinos et salle de jeux, hôtels, centre de vacances et croisières ainsi que les restaurants, les sociétés offrant des services éducatifs (enseignement par correspondance, organisation de séminaires éducatifs, producteur de matériel éducatif) ou encore les services spécialisé à la clientèle (services résidentiels, sécurité domestique, services juridiques, etc.)

  • Media : ce sous-secteur reprend les entreprises actives dans la publicité, la radiodiffusion et la télévision , le cinémaet les divertissements et enfin l’édition.

  • Retail : par là nous entendons les grossistes,  la vente par correspondance (catalogue, Internet), les grands magasins ainsi que la distribution spécialisée (vente au détail de vêtements, de produits informatiques et électroniques, de produits pour la maison ou encore de magasins spécialisés).

Le secteur Consumer Discretionary est un secteur à composante fortement cyclique et qui dépend énormément de la confiance des consommateurs. Dans ce cadre, l’environnement macroéconomique est un élément clé pour déterminer les perspectives des sociétés qui le composent.

Les performances récentes du secteur sont très diverses selon la période ou encore le sous-segment d’activité analysés. Le tableau ci-dessous permet de mieux identifier les poches d’activités et leur contribution respective à la performance générale des marchés européens (Données de performance au 27/12/2007).

 

Europe

Cons. Discr.

Automobiles

Cons. Durables

Hotels, Restaurants, Leisure

Media

Retailing

YTD

0,23%

-2,60%

31,26%

-8,45%

-18,38%

-6,74%

-18,91%

6 mois

-5,60%

-11,77%

-1,78%

-11,05%

-22,45%

-12,26%

-20,04%

3 mois

-3,39%

-8,42%

-7,43%

-7,16%

-12,46%

-5,08%

-14,33%

1 mois

3,09%

1,20%

1,46%

3,22%

-0,22%

4,44%

-6,43%


Ces chiffres montrent clairement le lien existant entre les performances du secteur, du marché européen et la chronologie de la crise du subprime américain et de l’évolution des craintes concernant un ralentissement de l’économie mondiale et américaine.

Actuellement, le ralentissement de l’économie américaine ne fait plus aucun doute et des craintes persistent quant à la capacité de l’économie mondiale de résister à ce ralentissement américain. De plus, l’augmentation des prix des matières premières (pétrole) mais également de biens de première nécessité (farine, pommes de terre, etc.) font peser de fortes inquiétudes sur la capacité du consommateur européen à absorber ces différentes hausses de prix. Il est probable que le consommateur freine ses dépenses, principalement en Grande-Bretagne. Dans ce contexte peu favorable, il vaut mieux ne pas s’exposer aux valeurs les plus dépendantes du consommateur (comme le Retail, les sociétés de Consumer Durables et Consumer Services).
De même, la crise du secteur immobilier aux États-Unis a quelques conséquences sur le marché européen, déjà handicapé par les hausses de taux opérées par la Banque centrale européenne en début d’année. Selon nous, il faut éviter les valeurs de construction immobilière, assez importantes dans le secteur. Dans la même optique, il faut également se détourner des valeurs liées à l’immobilier via le consommateur telles que les magasins de bricolage (Kingfisher par exemple).

Dans une vue relative, il faut donc favoriser les valeurs les plus défensives du secteur, comme les Médias (Vivendi, notamment) dont certaines valeurs offrent un rendement du dividende très attractif ainsi que le segment du luxe. En effet, le luxe offre des caractéristiques plus défensives que la distribution de détail classique étant donné la moindre sensibilité des gens fortunés à la cyclicité de l’économie. Ainsi, par exemple, LVMH continue de réaliser une croissance respectable grâce à notamment à l’augmentation de ses activités dans les pays émergents (Asie et Europe de l’Est).

 

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