perspectives de taux

Notre stratégie obligataire est restée prudente durant le mois. Nous avons décidé de réduire notre exposition aux pays périphériques de la zone euro même si nous restons légèrement positifs sur la Grèce. Plus que jamais la crise grecque, devenue crise européenne, devra être surveillée de près. Et même dans le cas d’un accord européen, il faudra plusieurs années pour panser la plaie des déficits abyssaux. Notre stratégie crédit, quant à elle, est toujours plus constructive sur le secteur financier en raison du carry supplémentaire qu’il offre. La composition de notre portefeuille crédit a une faible exposition aux pays européens les plus volatils, avec une immunisation à la Grèce et au Portugal.

Quels sont dans ce contexte les scénarios les plus probables ?

1. Un plan d’aide Union européenne/FMI sur 3 ans
C’est notre scénario privilégié. Avec les 110 milliards d’euros d’aide annoncé ce lundi 3 mai, la Grèce pourra faire face à ses échéances jusqu’en 2012 et les maturités courtes pourraient fortement s’apprécier. Le plan devrait permettre à la Grèce de diminuer son déficit primaire, condition essentielle pour retrouver une crédibilité sur les marchés obligataires.

2. Une restructuration volontaire
Une extension de la maturité permettrait de rééchelonner la dette sans pour autant constituer un défaut de paiement. Ce scénario
particulièrement défavorable pour les maturités courtes sera inévitable si la Grèce n’arrive pas à atteindre les objectifs fixés dans le cadre du plan d’aide.

3. Un défaut
C’est le scénario du pire que tout le monde cherchera à éviter et qui provoquerait une rupture majeure au sein de la construction
européenne.

 

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