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Novembre 2011

 

La crise de la dette souveraine européenne est restée à la une en octobre en raison de la persistance des incertitudes concernant la mise en œuvre du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) et après que l’annonce de la décision de la Grèce d’organiser un référendum sur le sauvetage de la zone euro.

Toutefois, la dynamique macroéconomique progresse quelque peu, notamment aux États-Unis. Au troisième trimestre, la croissance de l’économie américaine a atteint son rythme le plus élevé de l’année grâce à une accélération des dépenses des ménages et de l’activité des entreprises. Selon le département du Commerce, le PIB américain a progressé à un taux annualisé de 2,5 % au troisième trimestre - un bond notable comparativement aux 1,3 % observé au deuxième trimestre. Par ailleurs les dépenses de consommation ont atteint leur plus haut niveau depuis le quatrième trimestre 2010, tandis que les dépenses d’investissement réalisées par les entreprises enregistraient la plus forte croissance depuis un an. Parallèlement, malgré l’augmentation des dépenses de consommation, la confiance des ménages est tombée en octobre au niveau le plus bas depuis deux ans et demi.

En Europe, le climat économique dans la zone euro est resté morose malgré une amélioration marginale. L’indice de confiance mensuel de la Commission européenne a reculé à 94,8. L’état d’esprit plus pessimiste de l’industrie et des ménages a été largement compensé par un plus fort optimisme dans le secteur des services.

Concernant les marchés des actions, les valeurs internationales s’orientaient à la fin du mois vers des gains hebdomadaires les plus élevés en deux ans. Elles ont été soutenues par les efforts entrepris par les décideurs européens pour endiguer la crise de la dette de la zone euro et par l’extension du FESF, tandis que le secteur bancaire a accepté une décote de 50 % de ses positions sur la dette grecque. Dans le même temps, la croissance de l’économie américaine a contribué à stimuler davantage l’appétit pour le risque.

Concernant les marchés obligataires, le taux des obligations d’État allemandes à 10 ans a atteint son plus haut niveau en près de trois mois après l’accord des décideurs européens pour la création d’un plan de sauvetage afin de résoudre la crise de la dette européenne. Les taux des obligations espagnoles et italiennes ont baissé sur fond d’optimisme quant au fait que le plan de sauvetage diminuerait les risques de contagion. À la lumière de ces événements, les obligations d’État européennes ont progressé. L’Indice JP Morgan EMU Government Bond a gagné du terrain et les obligations d’entreprises ont enregistré une performance positive. Les meilleurs résultats sont attribuables au marché High Yield, qui a bénéficié de l’accroissement de l’appétit pour le risque.

En fin de mois, l’euro s’était apprécié de 3 % face au dollar après que les décideurs européens se sont résolus à élargir le fonds de sauvetage et sont parvenus à un accord sur les dépréciations de la dette grecque. Pour la première fois depuis septembre, la devise s’est appréciée au-delà de 1,40 USD. Par ailleurs, la croissance supérieure aux prévisions du PIB américain du troisième trimestre a exercé des pressions sur le dollar, parallèlement au retour de l’appétit pour le risque. Les matières premières ont elles aussi bénéficié de l’accord européen et des indicateurs macroéconomiques meilleurs que prévu aux États-Unis, et ont augmenté de plus de 1,5 % en euros durant la dernière semaine du mois, le cuivre et le baril de Brent se situant en tête du rebond. 

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