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Alors que l’issue finale après l’accident nucléaire survenu à la centrale de Fukushima est encore très incertaine, les investisseurs ISR sont déjà en mesure d’évaluer les différents scénarios énergétiques à long terme consécutifs à cet événement dramatique.
Fukushima devrait marquer un tournant pour les politiques énergétiques au sens où cet accident a sérieusement ébranlé la confiance du public dans la sûreté nucléaire. Il a fallu plus de 20 ans au secteur nucléaire, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, pour pouvoir amorcer un nouveau cycle de construction de capacités. En réponse aux événements survenus récemment, les pouvoirs publics vont devoir privilégier le renforcement des normes de gouvernance et de sûreté applicables au secteur nucléaire. Ceci devrait engendrer des coûts supplémentaires pour le nucléaire, le rendant moins attrayant au plan économique ; cette tendance se dessinera au détriment de la part du nucléaire dans le mix énergétique mondial.
Le gaz naturel et le charbon pourraient alors être plébiscités à court terme même s’ils demeurent moins attractifs en termes de risque géopolitique (pour le gaz) et d’empreinte carbone élevée (pour le charbon). Par conséquent, à plus long terme, de nombreux pays n’auront d’autres solutions que de se tourner vers l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables pour disposer de sources d’approvisionnement en énergie qui soient sûres et propres. Selon Dexia Asset Management (Dexia AM), les investisseurs seront prêts à accorder une prime aux énergies renouvelables sûres, tout en attribuant une décote plus importante au nucléaire jugé plus risqué.
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