Awards : Dexia AM élu Best Fixed Income Manager – De Tijd / L’Echo

Pour la deuxième année consécutive, Dexia Asset Management a été élu « Best Fixed Income Manager » ce jeudi 11 mars 2010 par De Tijd / L’Echo, les principaux quotidiens financiers belges. 

Koen Van de Maele, notre responsable Fixed Income, revient sur les raisons à l’origine de ce succès.

« Le fait d’étudier systématiquement les marchés sous plusieurs angles contribue à la robustesse de notre approche, même en période de tension, comme nous l’avons vu récemment »

Koen Van de Maele, Global Head of Fixed Income 

Comment expliquez-vous le fait que Dexia AM ait été élu « Best Fixed Income Asset Manager » pour la deuxième année consécutive ? Pouvez-vous nous décrire les stratégies gagnantes à l’origine de ce succès ?
Koen Van de Maele (KVDM) : Cette récompense nous procure un plaisir immense car elle salue la performance de nos fonds obligataires sur le long terme. En réalité, Dexia Asset Management préfère obtenir des rendements supérieurs à longue échéance plutôt que des gains à court terme, qui sont souvent volatils. Le fait que l’entièreté de notre gamme de fonds ait été distinguée témoigne de la performance régulière de nos portefeuilles obligataires et de l’importance égale que nous accordons à chacun de nos clients.
Concernant notre stratégie d’investissement en 2009, nous avions correctement anticipé le fait que la correction des obligations d’entreprises de haute qualité était excessive. Les valorisations reflétant une opinion trop pessimiste des perspectives des sociétés concernées, nous avons choisi d’augmenter la pondération de leurs obligations dans nos portefeuilles et cette décision a largement porté ses fruits. En outre, le spread des pays de second rang de la zone euro affichait un niveau exceptionnellement élevé en mars 2009, principalement en raison de l’aversion généralisée au risque et du manque de liquidité. La surpondération de ces pays périphériques que nous avons maintenue jusqu’en octobre a également favorisé la performance de nos fonds obligataires.

En quoi la gestion des fonds obligataires adoptée par Dexia AM diffère-t-elle de celle des autres gestionnaires de fonds ?
KVDM : Nos décisions d’investissement se fondent sur un ensemble varié de critères, allant de l’analyse fondamentale à long terme à la modélisation quantitative à court terme. Le fait d’étudier systématiquement les marchés sous plusieurs angles contribue à la robustesse de notre approche, même en période de tension, comme nous l’avons vu récemment. Les décisions d’investissement sont prises par une équipe composée de 20 gestionnaires, chacun étant spécialisé dans un domaine précis. Chaque fonds s’appuie sur un ensemble hautement diversifié des meilleures idées de placement suggérées par nos différents spécialistes. La maîtrise des risques constitue la clé de voûte de notre processus d’investissement.

Quelles sont vos prévisions concernant le marché obligataire en 2010 ?
KVDM : Alors qu’en 2009, l’évolution des marchés reposait principalement sur l’abondance des liquidités, cette année les fondamentaux sous-jacents feront l’objet d’une attention plus marquée. En outre, le risque souverain restera un facteur important à l'horizon des prochains mois. Il se pourrait que d'autres pays en proie à des problèmes de solvabilité soient victimes de la spéculation sur les marchés.
L’étude de l’évolution des taux allemands sur plusieurs années indique indéniablement que le niveau actuel des rendements est faible. Pour autant, nous restons confiants quant au potentiel des obligations d’État compte tenu de la pentification exceptionnelle de la courbe. L’écart relativement élevé entre le rendement des liquidités et celui des obligations à 10 ans soutiendra le marché des obligations d'État. Par ailleurs, nous ne pensons pas que l’inflation soit une menace dans l’immédiat pour les investisseurs en obligations : en effet, les données concernant l'écart de production et le taux d’utilisation des capacités témoignent d’un degré élevé de sous-utilisation dans la zone euro. En dépit du rebond spectaculaire des obligations d’entreprises, nous continuons de privilégier le segment du crédit au détriment des obligations d’État. De nombreuses entreprises s’attachent à améliorer la qualité de leur bilan, et l’offre massive de nouvelles obligations d’État devrait entraîner un resserrement de l’écart de rendement entre les obligations d’entreprises et les obligations d’État.

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